Mieux comprendre les résidus d’uranium

Karina Lange, en compagnie de Tony Lanzirotti, pointe du doigt une région d’un rouge étincelant à l’écran, indiquant la présence de minéralisation uranifère

Le processus conventionnel de production d’uranium comprend l’extraction du minerai d’uranium d’une mine et son traitement physique et chimique dans une usine, où le minerai est moulu jusqu’à ce qu’il ait la consistance d’un sable fin. Il est alors possible d’en extraire l’uranium. Les déchets solides restants – les « résidus » – constituent un mélange complexe de minéraux et de précipités contenant des radionucléides naturels et d’autres contaminants. Il importe de gérer soigneusement les résidus en les isolant de leur environnement.

Steve Mihok insère des échantillons dans l’appareil d’exposition aux faisceaux

La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) a entrepris une étude qui aidera à beaucoup mieux comprendre la stabilité physique et chimique des résidus d’uranium provenant du processus de concentration, en vue d’améliorer les techniques de gestion à long terme. L’étude appuiera les données existantes et aidera à concevoir des modèles géochimiques et minéralogiques plus réalistes décrivant l’évolution des divers contaminants dans une installation de gestion des résidus. Les résultats de l’étude appuieront également la prise de décisions d’autorisation réglementaire liées au déclassement et à la remise en état de mines d’uranium canadiennes en exploitation et anciennes.

Karina Lange et Steve Mihok de la CCSN ont collaboré avec Tony Lanzirotti de l’Université de Chicago à l’étude connexe réalisée au centre de recherche de l’Advanced Photon Source (APS), près de Chicago (Illinois). L’APS est un synchrotron de troisième génération doté de la source la plus puissante de rayons X générés par anneau de stockage (un type de « rayonnement synchrotron ») en Amérique du Nord. Le rayonnement synchrotron est d’une grande importance parce qu’il permet d’étudier en détail les structures moléculaires et, dans ce cas-ci, les formes exactes de radionucléides clés présents dans les résidus miniers d’uranium de différents âges.

Mme Lange et M. Mihok comptent étudier les résidus d’uranium de divers sites canadiens en exploitation et anciens et présenter leurs résultats à des forums internationaux.

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