Mortalité par maladie coronarienne et exposition au radon au sein d’une cohorte de mineurs de spath fluor à Terre-Neuve, 1950-2001

Extrait de l’article paru dans le journal Radiation and Environmental Biophysics, août 2007

Auteur(s) :
Paul J. Villeneuve1,2, Rachel S.D. Lane3 et Howard I. Morrison4

1 Division de la biostatistique et de l’épidémiologie, Santé Canada, Ottawa (Ontario)
2 Département des sciences de la santé publique, Université de Toronto, Toronto (Ontario)
3 Commission canadienne de sûreté nucléaire, Ottawa (Ontario)
4 Agence de la santé publique du Canada, Ottawa (Ontario)

Résumé

Une étude menée par Kreuzer et ses collègues a récemment conclu à l’absence de lien entre l’exposition cumulative au rayonnement et le décès par maladie cardiovasculaire dans une cohorte de mineurs d’uranium en Allemagne.

La présente étude porte sur la relation entre l’exposition cumulative aux produits de filiation du radon et les maladies coronariennes au sein d’un groupe de mineurs de spath fluor à Terre-Neuve.

Des analyses antérieures effectuées dans cette cohorte montraient des taux élevés de mortalité due à des maladies coronariennes parmi les mineurs soumis à une exposition cumulative élevée au radon. Mais, ces conclusions reposaient sur un nombre de décès relativement limité et n’ont donc pas été considérées comme significatives du point de vue statistique.

Pour approfondir cette recherche davantage, la durée de l’analyse de la cohorte de mineurs de spath fluor de Terre-Neuve a été prolongée de 10 ans, soit jusqu’à la fin de 2001. Parmi les 2 070 mineurs de l’étude, 267 sont morts à la suite d’une maladie coronarienne. On n’a relevé aucun lien entre l’exposition cumulative au radon et le risque relatif de décès par maladie coronarienne (P = 0,63). Ce résultat est resté identique après la prise en compte de la consommation de tabac tout au long de la vie, connu pour environ 54 % de la cohorte. De même, la relation entre l’exposition cumulative au radon et les décès dus à des maladies du système circulatoire, des infarctus aigus du myocarde et des maladies cérébrovasculaires n’a pas été établie.

Ces conclusions rejoignent celles exposées récemment par Kreuzer et ses collègues. Nous partageons le point de vue selon lequel la confusion non contrôlée avec d’autres facteurs de risque de maladies coronariennes entrave l’interprétation des estimations de risque.

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