Programme indépendant de surveillance environnementale (PISE) : Installations de McClean Lake
| Nom du site | Établissement de McClean Lake |
|---|---|
| Titulaire de permis | Orano Canada Inc. |
| Nom de l’installation | Établissement de McClean Lake |
| Emplacement de l’installation | Région du bassin d’Athabasca dans le nord de la Saskatchewan |
| Reconnaissance des droits territoriaux | La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) reconnaît que l’établissement de McClean Lake se trouve dans le nord de la Saskatchewan, sur le territoire visé par le Traité historique no 10 (1906), sur le territoire de la patrie métisse et sur les territoires traditionnels des Denesųłiné, des Cris et des Métis. |
| Description de l’installation |
En 1996, la Commission de contrôle de l’énergie atomique (prédécesseur de la CCSN) a délivré un premier permis d’exploitation à l’établissement de McClean Lake. Depuis, la CCSN a renouvelé à plusieurs reprises le permis d’exploitation délivré à Orano. Le permis d’exploitation actuel a été renouvelé le 1er juillet 2017 pour une période de 10 ans, soit jusqu’au 30 juin 2027. Les activités d’extraction et de concentration du minerai d’uranium provenant de 5 mines à ciel ouvert ont pris fin en 2008. Orano a mis au point une nouvelle méthode d’extraction minière appelée extraction par forage depuis la surface (SABRE), qui convient à l’exploitation de petits gisements de minerai. En 2021, du côté ouest de l’usine de concentration, Orano a réalisé des activités d’exploitation minière expérimentale sur les amas de McClean Lake (petits gisements de minerai) à l’aide de la technologie SABRE, menant à une production limitée en 2025.
Le minerai d’uranium extrait à l’établissement de Cigar Lake est traité à l’usine de concentration de McClean Lake. |
| Exigences relatives à la protection de l’environnement | Conformément aux exigences réglementaires de la Loi sur la sûreté et la réglementation nucléaires (LSRN), tous les titulaires de permis d’installations nucléaires de catégorie I et de mines et d’usines de concentration d’uranium doivent tenir à jour un programme complet de protection de l’environnement pour surveiller et contrôler les rejets de substances nucléaires et dangereuses provenant des installations qu’ils possèdent et exploitent. Dans le cadre du programme de protection de l’environnement de tout titulaire de permis, les concentrations de contaminants dans l’environnement doivent être déterminées et les voies d’exposition potentielles du public doivent être évaluées et atténuées. |
Les résultats de nos campagnes du PISE de 2016 et 2025 correspondent aux résultats présentés par Orano, appuyant notre évaluation selon laquelle le programme de protection de l’environnement du titulaire de permis est efficace. Ces résultats s’ajoutent aux éléments de preuve qui démontrent que les personnes et l’environnement à proximité de l’établissement de McClean Lake sont protégés et qu’aucun effet néfaste sur la santé n’est attendu en raison de l’exploitation des installations du site.
Carte interactive
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Résultats
2025
Le plan d’échantillonnage du PISE de 2025 pour l’établissement de McClean Lake visait les substances radioactives et dangereuses. Un plan d’échantillonnage propre au site a été élaboré à partir du programme de surveillance de l’environnement approuvé du titulaire de permis et de notre expérience de la réglementation pour ce site. Nous nous efforçons de tenir compte de l’utilisation traditionnelle des terres ainsi que des valeurs et du savoir autochtones en mobilisant les Nations et communautés autochtones à l’égard du plan d’échantillonnage. Des renseignements supplémentaires sur cette mobilisation sont fournis à la section Participation des Nations et communautés autochtones.
Des échantillons ont été prélevés par CanNorth avec l’aide d’un (1) membre du personnel de la CCSN et d’un technicien des terres des communautés du Bureau des terres et des ressources de Ya’thi Néné (BTRYN) à la fin d’août et au début de septembre 2025. Des eaux de surface, des poissons, des feuilles de thé du Labrador et des bleuets ont été prélevés à une station de référence (lac Mallen), qui n’est pas exposée aux activités de l’établissement de McClean Lake, ainsi qu’à une station d’exposition (lac Kewen), qui pourrait être touchée par l’installation. Un échantillon d’eau de surface a également été prélevé dans les lacs Telephone et Sharp et dans le ruisseau Collins en aval de la route 905; il s’agit également de stations d’exposition. Des feuilles de thé du Labrador et des bleuets ont été recueillis dans une zone proche du camp de McClean Lake, qui est fréquemment utilisée par les travailleurs. Un membre de la communauté a fourni un échantillon de chair de porc-épic qui a été prélevé près du lac Dawn, à environ 10 km au sud-ouest de l’établissement de McClean Lake.
Les échantillons de référence sont prélevés dans un endroit où il est peu probable qu’il y ait eu exposition en raison des activités de l’installation nucléaire. Le choix de cet endroit est fait en fonction de la distance de l’installation et des données météorologiques, notamment la direction du vent dominant ou les précipitations (dans le cas des rejets dans l’air), ainsi que des cours d’eau (dans le cas des rejets dans l’eau). Cela nous permet de recueillir des données locales qui sont représentatives de la région autour de l’installation. Ces données sont ensuite comparées aux résultats de l’échantillonnage. Cette approche est particulièrement importante lorsqu’il n’existe pas de données sur les concentrations de fond, de recommandations ou de seuils de dépistage pour un certain contaminant ou milieu dans une région donnée.
Les concentrations de rayonnement (contaminants radioactifs) et de contaminants dangereux (non radioactifs) dans les échantillons d’eau de surface étaient conformes au rayonnement de fond Footnote 1, inférieures aux recommandations du Conseil canadien des ministres de l’environnement (CCME) pour la protection de la vie aquatique Footnote 2 et inférieures aux normes et objectifs de qualité de l’eau potable de la Saskatchewan Footnote 3.
En ce qui concerne les contaminants radioactifs dans la chair de poisson, le thé du Labrador, les bleuets et la chair de porc-épic, le personnel de la CCSN a comparé les résultats de la surveillance aux seuils de dépistage de la CCSN pour s’assurer que la santé humaine était protégée. Les seuils de dépistage de la CCSN reposent sur des hypothèses prudentes liées à l’ingestion d’aliments et à l’exposition à l’environnement extérieur, et s’appuient sur la norme CSA N288.1:20 Footnote 4 et la publication 119 de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR) Footnote 5. Le seuil de dépistage pour chaque radionucléide dans un milieu donné (p. ex. poisson, thé du Labrador, bleuets, porc-épic) représente la concentration de radioactivité qui entraînerait une dose de 0,1 mSv/an (millisievert par an), soit un dixième de la limite de dose réglementaire de la CCSN pour un membre du public fixée à 1 mSv/an Footnote 6. La méthode appliquée par le personnel de la CCSN pour le calcul du seuil de dépistage est comparable à la méthode de l’Organisation mondiale de la santé visant les recommandations relatives à l’eau potable, dans laquelle on utilise également une dose de 0,1 mSv/an.
À l’exception du polonium 210 qu’on retrouve dans la chair de poisson, et dont il sera question plus loin, les concentrations de rayonnement mesurées pour tous les contaminants radioactifs présents dans la chair de poisson, les bleuets, le thé du Labrador et la chair de porc-épic étaient inférieures aux seuils de dépistage des radionucléides fixés par la CCSN. Par conséquent, ces résultats s’ajoutent aux preuves selon lesquelles la consommation d’eau, de poisson, de thé du Labrador, de bleuets et de porc-épic n’est pas susceptible d’entraîner d’effets indésirables sur la santé attribuables aux contaminants radioactifs.
Les concentrations de radioactivité mesurées pour le polonium 210 dans le poisson prélevé aux stations d’exposition et de référence se situaient dans la fourchette des concentrations de fond naturelles de la région, laquelle se situe entre 0,02 et 14 becquerels par kilogramme (Bq/kg) de poids frais Footnote 1, et ces concentrations sont conformes aux résultats du Programme de surveillance régionale de l’est de l’Athabasca (PSREA) pour la région du nord de la Saskatchewan Footnote 7. La concentration la plus élevée de polonium 210 relevée dans la chair de poisson prélevée dans la zone de l’établissement de McClean Lake était de 2,5 Bq/kg de poids frais dans un échantillon de grand brochet capturé à la station de référence du lac Kewen. Ces concentrations de polonium 210 sont comparables à celles mesurées dans les poissons prélevés à la station de référence et se situent dans la plage des concentrations de fond. Par conséquent, les résultats montrent que les niveaux de radioactivité du polonium 210 dans le poisson des zones d’exposition ne sont pas le résultat des activités de l’établissement de McClean Lake, mais qu’ils sont plutôt attribuables aux niveaux de radioactivité de fond dans la région.
Des seuils de dépistage de la CCSN ont également été établis pour les contaminants dangereux. Un seuil de dépistage de la CCSN correspond à la concentration requise pour qu’un sujet représentatif (adulte/enfant) ingère une dose égale à un dixième de la dose journalière admissible (DJA) fixée par Santé Canada, attribuable à une exposition à des contaminants dangereux provenant de diverses voies d’ingestion d’aliments, dont l’eau potable, les fruits, les légumes et la viande et le poisson. Le niveau de prudence de l’évaluation est donc accru, car on considère que le récepteur pourrait être exposé à un contaminant par de multiples voies d’exposition différentes. Il est probable qu’une ou deux voies seulement soient prédominantes. La DJA correspond à la concentration d’un contaminant dangereux qui peut être ingéré quotidiennement et à long terme par les humains tout en demeurant sans danger pour leur santé. Les seuils de dépistage de substances radioactives et non radioactives de la CCSN établis pour les campagnes d’échantillonnage du PISE dans le nord de la Saskatchewan sont prudents et calculés à partir de taux d’ingestion correspondant au régime alimentaire autochtone régional.
À l’exception du sélénium observé dans le poisson, qui sera abordé plus loin, la concentration de contaminants dangereux dans la chair de poisson, les bleuets, le thé du Labrador et la chair de porc-épic était inférieure aux seuils de dépistage fixés par la CCSN pour les substances dangereuses. Par conséquent, les résultats du PISE appuient les conclusions du PSREA et des programmes de surveillance du titulaire de permis selon lesquelles les aliments prélevés dans la nature à proximité de l’établissement de McClean Lake sont propres à la consommation.
Les résultats du PISE montrent que le sélénium présent dans les tissus de poisson est inférieur à la recommandation de l’Environmental Protection Agency (EPA) des États‑Unis (soit 11,3 milligrammes par kilogramme [mg/kg] de poids sec). Selon les analyses, la concentration la plus élevée de sélénium relevée dans le poisson dans la région de McClean Lake était de 0,63 mg/kg de poids frais ou 2,74 mg/kg de poids sec dans un échantillon de grand corégone capturé à la station de référence du lac Mallen. Une concentration de 0,63 mg/kg de poids frais dans le poisson correspond à 29 % de la DJA de sélénium, laquelle est fixée à 2,2 mg/kg de poids frais. La part du sélénium provenant d’autres voies d’ingestion, y compris l’eau, les bleuets et le thé du Labrador, était négligeable. Aucun effet sur la santé attribuable au sélénium n’est attendu en raison de la consommation de poisson. En effet, la plus forte concentration de sélénium dans le poisson était inférieure à la DJA de sélénium de 2,2 mg/kg de poids frais, et les concentrations de sélénium dans tous les autres échantillons analysés (eau, thé du Labrador et bleuets) étaient bien inférieures au seuil de dépistage. La concentration de fond régionale de sélénium dans le poisson varie de 0,12 à 3,03 mg/kg de poids frais Footnote 1. Les concentrations de sélénium mesurées dans le poisson aux stations d’exposition et de référence respectaient la fourchette des concentrations de fond régionales. Les résultats correspondent également aux résultats du PSREA pour la région du nord de la Saskatchewan Footnote 7.
2016
En 2016, le plan d’échantillonnage du PISE pour les installations de McClean Lake était axé tant sur les contaminants radiologiques (nucléaires) que non radiologiques (dangereux). Un plan d’échantillonnage adapté au site, qui tenait compte du programme de surveillance environnementale d’Orano et de l’expérience de la CCSN en réglementation pour ce site, a été élaboré. En août 2016, des échantillons d’eau de surface, de poisson, de bleuets et de thé du Labrador, de même que des échantillons d’air à des fins de dosage du radon, ont été prélevés à une station de référence non exposée (Mallen Lake) et à une station exposée (Kewen Lake) aux activités des installations de McClean Lake. Ces deux stations sont situées en dehors du périmètre du site des installations de McClean Lake.
En ce qui concerne les substances radiologiques, le personnel de la CCSN a comparé les résultats de la surveillance aux seuils de dépistage de la CCSN pour s’assurer que la santé humaine et l’environnement étaient protégés. Ces seuils sont établis d’après des hypothèses prudentes sur la façon dont les membres du public sont exposés et à l’aide de la norme CSA N288.1‑14, Guide de calcul des limites opérationnelles dérivées de matières radioactives dans les effluents gazeux et liquides durant l’exploitation normale des installations nucléaires. Le niveau de référence pour un radionucléide donné dans un milieu particulier (p. ex. eau, air, aliments) correspond à la concentration de l’activité qui se traduirait par une dose de 0,1 mSv/année. La méthode appliquée par le personnel de la CCSN pour le calcul du seuil de dépistage est comparable à celle de Santé Canada et de l’Organisation mondiale de la santé pour les lignes directrices relatives à l’eau potable, où 0,1 mSv/année est aussi la valeur utilisée. Les seuils de dépistage établis pour la campagne d’échantillonnage du PISE de McClean Lake sont prudents et fondés sur les taux d’ingestion correspondant à l’alimentation régionale des Autochtones.
La radioactivité mesurée dans certains échantillons de poisson a révélé des concentrations de polonium 210 et de plomb 210 légèrement supérieures aux seuils de dépistage très prudents de la CCSN. Ces concentrations étaient présentes dans des poissons provenant tant de la station exposée que de la station de référence. La station de référence n’est pas touchée par l’exploitation des installations, et les taux qui y sont rattachés sont considérés comme des niveaux de fond. Ces taux se situent également dans les limites de rayonnement naturel de la région et sous la limite de dose annuelle pour le public de 1 mSv. Ces taux ne devraient pas entraîner d’effets néfastes sur la santé.
À l’exception des échantillons de poisson dont il est question plus haut, la radioactivité mesurée dans les échantillons d’eau, de poisson, de bleuets et de thé du Labrador était inférieure au seuil de dépistage de la CCSN et se situe dans les limites du rayonnement naturel. De plus, l’échantillonnage du radon dans l’air ambiant a été effectué sur une période d’un an. Les résultats montrent que la concentration de radon dans l’air ambiant aux lieux de référence et d’exposition était inférieure aux niveaux naturels de fond.
Dans le cas des paramètres non radiologiques pour lesquels il n’existe aucune ligne directrice, les seuils de dépistage de la CCSN (valeurs toxiques de référence [VTR]) ont été calculés. Le seuil de dépistage de la CCSN correspond à la concentration requise pour qu’un sujet représentatif (enfant ou adulte) reçoive une dose non radiologique égale à 10 % de la dose journalière admissible (DJA) fixée par Santé Canada attribuable à une exposition à des contaminants provenant de diverses voies d’ingestion d’aliments, dont l’eau potable, les fruits, les légumes et la viande ou le poisson. La DJA correspond à la quantité quotidienne d’une substance non radiologique qui a été jugée sécuritaire à long terme pour les humains.
Les concentrations de sélénium dans le poisson provenant de la station exposée sont comparables à celles mesurées chez le poisson provenant de la station de référence et elles se situent dans les limites du rayonnement naturel de la région. Les concentrations de sélénium mesurées dans les échantillons de poisson des deux stations étaient plus élevées que le seuil de dépistage de la CCSN.
C’est dans l’échantillon ML01‑F02G, provenant de Mallen Lake (station de référence), que la concentration de sélénium dans le poisson était la plus élevée, soit 0,67 mg/kg poids frais. La part des autres voies d’ingestion, dont les bleuets, l’eau et le thé du Labrador, était négligeable. Étant donné que seule une fraction de la DJA a été atteinte, et compte tenu de la marge de sécurité comprise dans les seuils de dépistage de la CCSN, la présence de sélénium à de telles concentrations ne devrait entraîner aucun effet néfaste sur la santé du public attribuable à la consommation de poisson.
Les concentrations d’arsenic dans deux échantillons de poisson provenant de la station exposée (Kewen Lake) dépassaient très légèrement le seuil de dépistage de la CCSN. Compte tenu de la marge de sécurité comprise dans le seuil de dépistage de la CCSN et du fait que seule une fraction de la DJA a été atteinte, la présence d’arsenic à de telles concentrations ne devrait entraîner aucun effet néfaste sur la santé attribuable à la consommation de poisson.
À l’exception de l’arsenic et du sélénium dans les échantillons de chair de poisson dont il est question plus haut, la concentration des autres substances non radiologiques dans le poisson, les bleuets et le thé du Labrador était inférieure aux seuils de dépistage de la CCSN.
Les valeurs mesurées dans les échantillons d’eau analysés, à l’exception du pH, étaient inférieures aux lignes directrices du CCME et dans les limites du niveau de rayonnement naturel. Le pH de l’échantillon d’eau de la station exposée était légèrement plus bas que la plage des lignes directrices. Cependant, le résultat se situait à l’intérieur des niveaux de rayonnement de fond de la région. Dans cette région, le pH est naturellement bas en raison de la forte teneur en acide organique associée aux drainages des tourbières. Les pH mesurés ne sont pas préoccupants pour l’environnement ni pour la santé humaine.
Participation des Nations et communautés autochtones
Il est primordial que l’échantillonnage du PISE reflète le savoir, l’utilisation des terres et les valeurs autochtones dans la mesure du possible. En plus de réaliser des activités courantes d’échantillonnage dans le cadre du PISE, nous consultons les Nations et communautés autochtones locales à propos de nos plans d’échantillonnage.
Avant la campagne d’échantillonnage du PISE de 2025 à l’établissement de McClean Lake, des courriels ont été envoyés à toutes les Nations et communautés autochtones à proximité de l’établissement pour les informer de la campagne et les inviter à se prononcer sur le plan d’échantillonnage. Nous avons sollicité leurs suggestions d’espèces d’intérêt, de composantes valorisées et de lieux d’échantillonnage potentiels où pourraient se dérouler des pratiques et activités traditionnelles.
En avril 2025, le BTRYN a formulé ses commentaires à l’égard de l’ébauche du plan d’échantillonnage du PISE de 2025. Il a interrogé des membres des communautés qui mènent des activités traditionnelles à proximité de l’établissement de McClean Lake et a constaté que l’ébauche du plan d’échantillonnage du PISE de 2025 suscitait très peu d’inquiétude. Le personnel de la CCSN a ajouté dans le plan final des lieux d’échantillonnage situés au ruisseau Collins en aval de la route 905, au lac Telephone et au lac Sharp. Sur le terrain, un technicien des terres des communautés du BTRYN a accompagné un membre du personnel de la CCSN et l’entrepreneur qualifié pour aider au prélèvement des échantillons. Cette approche concertée d’échantillonnage visait à bâtir la confiance, à tisser des liens et à communiquer des renseignements supplémentaires sur le PISE de la CCSN. De plus, un membre de la communauté locale a fourni un échantillon de chair de porc-épic. Nous souhaitons remercier le BTRYN de sa collaboration.
Nous continuerons de mobiliser les Nations et communautés autochtones intéressées pour veiller à incorporer le savoir, les valeurs et les priorités autochtones dans les campagnes d’échantillonnage futures du PISE.
Accent mis sur la santé
Nous examinons les résultats des données et rapports existants sur la santé ainsi que les publications internationales et, parfois, nous menons nos propres études sur la santé afin d’apporter d’autres éléments de preuve qui démontrent que la santé des personnes vivant à proximité de l’établissement de McClean Lake est protégée. L’établissement de McClean Lake se trouve dans le nord de la Saskatchewan (ci-après « le Nord »).
Bien qu’aucune étude sur la santé ne vise spécifiquement l’établissement de McClean Lake, l’étude des travailleurs de l’uranium d’Eldorado (Port Radium et Beaverlodge) a révélé que, dans l’ensemble, ces travailleurs étaient en meilleure santé que l’ensemble de la population masculine canadienne, sauf dans le cas du cancer du poumon. Les taux d’incidence et de mortalité associés au cancer du poumon étaient beaucoup plus élevés chez les travailleurs de l’uranium du milieu du 20e siècle. Le risque de cancer du poumon augmentait avec une exposition accrue au radon en milieu de travail. Ces connaissances ont mené à l’élaboration d’une réglementation moderne en matière de radioprotection et de mesures visant à limiter les doses aux travailleurs et à maintenir l’exposition aux rayonnements au niveau le plus bas qu’il soit raisonnablement possible d’atteindre. Des exemples de mesures comprennent l’utilisation de systèmes de ventilation mécanique pour assurer la disponibilité d’air frais dans la mine, la surveillance continue de l’exposition des travailleurs et l’application de limites de dose. Ensemble, ces mesures ont permis de réduire considérablement les niveaux de rayonnement dans le milieu de travail. Les travailleurs de l’établissement de McClean Lake sont très bien protégés.
La CCSN mène actuellement une étude pancanadienne sur les travailleurs de l’uranium, soit l’Étude sur les travailleurs canadiens de l’uranium (ETCANU). Cette étude regroupe environ 90 000 travailleurs de l’industrie canadienne de l’uranium, y compris des mineurs ainsi que des travailleurs d’usines de concentration et d’installations de traitement. L’ETCANU portera sur la santé à long terme des travailleurs ainsi que sur le lien entre l’exposition au rayonnement en milieu de travail et l’incidence du cancer et le taux de mortalité connexe, en tenant particulièrement compte de la très faible exposition au rayonnement des travailleurs de l’uranium de nos jours. Ce travail permet de s’assurer que la réglementation sur la radioprotection protège les travailleurs.
Compte tenu des niveaux actuels d’exposition au rayonnement dans l’environnement, de l’exposition des personnes vivant dans la région, des connaissances scientifiques actuelles sur les sources, effets et risques associés aux rayonnements ionisants, ainsi que des données locales, provinciales et fédérales pertinentes en matière de santé, nous n’avons pas observé d’effets indésirables sur la santé en raison de la présence de l’établissement de McClean Lake, et nous n’en attendons aucun.
La Saskatchewan Population Health and Evaluation Research Unit, la Saskatchewan Health Authority (SHA), la Northern Inter-Tribal Health Authority (NITHA) et la Saskatchewan Cancer Agency surveillent la santé des populations du Nord.
Pour plus de renseignements, veuillez consulter les sites Web suivants :
- Saskatchewan Population Health and Evaluation Research Unit
- Saskatchewan Health Authority
- Northern Inter‑Tribal Health Authority
- Saskatchewan Cancer Agency
- Publications | Société canadienne du cancer
- Statistiques canadiennes sur le cancer 2025 – Société canadienne du cancer
- Rapports sur la santé de la population – Saskatchewan Health Authority
- Rapports sur l’état de santé – NITHA (anglais seulement)
- Page des études sur la santé de la CCSN – dresse une liste d’études pertinentes publiées par la CCSN ainsi qu’une liste d’études nationales et internationales
- Taux de mortalité (1950–1999) et taux d’incidence du cancer (1969–1999) de la cohorte des travailleurs de l’uranium d’Eldorado (anglais seulement)
- Étude sur les travailleurs canadiens de l’uranium
- Étude sur l’alimentation, la nutrition et l’environnement chez les Premières Nations – 2018 (anglais seulement)
- Biosurveillance dans le nord de la Saskatchewan – Gouvernement de la Saskatchewan (anglais seulement)
- Projet CLEANS – Saskatchewan Research Council (anglais seulement)
- Publications – Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR)
Conclusions
Les résultats de nos campagnes du PISE de 2016 et 2025 correspondent aux résultats présentés par Orano, appuyant notre évaluation selon laquelle le programme de protection de l’environnement du titulaire de permis est efficace. Ces résultats s’ajoutent aux éléments de preuve qui démontrent que les personnes et l’environnement à proximité de l’établissement de McClean Lake sont protégés et qu’aucun effet néfaste sur la santé n’est attendu en raison de l’exploitation des installations du site.
Liens connexes
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